
Depuis plusieurs années, les banques imaginent de nouvelles formules de crédit qu'elles ne cessent d'ailleurs d'enrichir d'options.
L’objectif est de permettre à l'emprunteur de trouver un prêt sur mesure. Par contre, l’inconvénient est que l’on finit par s'y perdre.
Voici quelques repères :
La formule la plus classique, choisie par plus de 90 % des acquéreurs.
Elle présente l’avantage d'être simple et sans risque puisque le taux, donc le montant des mensualités et la durée du crédit, est fixé dès le départ et ne change pas jusqu'à l'échéance.
Pour atténuer cette rigidité, qui peut être perçue comme un handicap, de plus en plus de banques offrent désormais en option la possibilité de moduler le montant des mensualités à la hausse comme à la baisse, et même de reporter une ou plusieurs échéances en fin de prêt.
Ce qui, selon le cas, raccourcira ou rallongera la durée du prêt, donc réduira ou augmentera le coût du crédit.
Au départ, le taux est, en général, plus faible que pour un crédit à taux fixe, mais il n'est pas figé. Il varie selon l’évolution annuelle ou trimestrielle d’un indice, en général le Tibeur (Taux Interbancaire Européen). Ainsi, les mensualités peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse
Attention dans cette formule, aux taux d’appel qui ne reflètent pas du tout le taux réel du prêt!
Cette formule est réservée aux emprunteurs disposant de bons revenus pour faire face à une flambée des taux, donc des mensualités, et est recommandée pour des crédits de courte durée (cinq ans, par exemple).
Pour rassurer les emprunteurs, les banques proposent souvent des protections. Par exemple, en répercutant la hausse du taux de référence non pas sur les mensualités de remboursement, mais sur la durée du prêt. Ou, plus intéressant, la possibilité de revenir à tout moment à un taux fixe.
Cette formule mélange taux fixe et taux variable. Le taux est fixe les premières années (pendant deux, trois ou cinq ans), puis l'emprunteur peut opter pour un taux variable.
L'avantage est double : à la souscription, le taux fixe est plus faible que pour un crédit classique et l’emprunteur peut profiter d’une éventuelle baisse des taux sur les marchés. Une variante: le crédit est à taux fixe pour une partie de l’emprunt (dans la plupart des cas, trois options: 75%, 50% ou 25%) et à taux variable pour l'autre partie.
Il s’agit d’un crédit à taux variable bénéficiant d’une sécurité. Au départ, le taux est moins élevé que pour un crédit à taux fixe. Et comme c’est un taux variable, il va suivre l’évolution d'un indice. Il fluctuera (c’est le filet de sécurité) dans une fourchette comprise, par exemple, entre –1 et + 2 points ou encore -2 et +2 points.
Plus rare mais plus attrayant, certains prêts ont un plafond à la hausse, et pas de seuil à la baisse. D'où un potentiel d'économies plus important.
Toutefois, les multiples protections apportées aux crédits à taux variable, rendent aujourd'hui moins attractifs ceux à taux capé.
Il sert à financer un achat le temps que l’emprunteur revende son ancien logement.
C’est un crédit à taux fixe, d’une durée maximale de deux ans en général, accordé pour un montant égal à 70% environ (voir 80 %) de la valeur estimée du bien à revendre. Le plus souvent, on ne paie que l’assurance et les intérêts jusqu' à la cession.
Le crédit relais, quand il ne suffit pas pour financer la nouvelle acquisition, peut être accompagné d’un crédit classique. Mais, au lieu de souscrire deux prêts séparément, certaines banques proposent un crédit unique.
L’emprunteur y gagne en souplesse, car il peut alors moduler ses remboursements (payer moins au début et plus après) jusqu' à la vente de son ancien logement.
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